La rhétorique est à la fois la science et l’art de l’éloquence. Elle est un ensemble de procédés et de techniques orales et écrites qui permet à celui qui la maitrise de mener à bien un discours. En d’autres mots, la rhétorique est l’art de bien parler.

L’art d’avoir toujours raison

Il peut s’avérer important d’avoir raison lors d’un discours. Cependant, vous pouvez vous rendre compte qu’il y a des moments où vous avez tort. Reconnaitre votre tort est comme reconnaitre une défaite, et dans certains cas, peut vous faire perdre toute crédibilité. Il existe de nombreuses techniques permettant de tirer parti du dialogue instauré entre vous et votre interlocuteur. En connaissant ces techniques, vous serez capable d’avoir toujours raison, quelle que soit la situation dans laquelle vous vous trouvez.

La généralisation

La première technique consiste à prendre les arguments de votre interlocuteur et à leur donner un sens aussi général que possible et en exagérant. Sans jamais sortir de vos propres positions. Vous pouvez aussi défendre vos positions en réduisant davantage les limites. 

Par exemple : « Une personne dite de couleur est noire. » « Cependant elle possède les dents blanches, donc elle est noir et blanche. » Cet exemple, bien qu’absurde, illustre parfaitement la technique de généralisation.

Le second sens

Rhétorique ou l'art de bien parler

Cette technique consiste à étendre les arguments de votre interlocuteur en utilisant des homonymes. Cela permet de sortir du contexte du discours et de réfuter le dialogue adverse. 

Par exemple : « Tu ne connais pas l’art d’avoir toujours raison ? Tu es inculte ! » « Je ne m’intéresse pas à l’art. » Dans cet exemple, le mot « art » a été sorti de son contexte pour l’étendre à un contexte plus général.

La colère

Susciter la colère chez votre interlocuteur est une façon très efficace de lui faire perdre ses moyens. Lorsqu’il sera décontenancé et hystérique, vous n’avez qu’à imposer vos arguments de manière raisonnée et posée. Pour susciter la colère chez une personne, il suffit généralement de s’en prendre à son ego. Il ne lui faudra certainement pas très longtemps avant de craquer.

Le détournement

Lorsque vous vous sentez coincé, que vous n’avez aucune façon de sortir victorieux d’une confrontation verbale. Il vous suffit de détourner la conversation.

L’exception

Si vous êtes dans une situation ou votre adversaire a indéniablement raison, et qu’il use d’arguments tous les plus convainquant les uns que les autres. Vous pouvez trouver l’exception qui confirme la règle. 

Par exemple : « Les oiseaux sont fait pour voler » « L’autruche ne vole pas. ».

L’opposition

Une des méthodes consiste à opposer la théorie à la pratique. En effet, ce qui est vrai en théorie doit aussi l’être en pratique. Si ce n’est pas le cas, c’est que la théorie est fausse. 

Par exemple : « Les chats n’aiment pas l’eau » « En théorie oui, pourtant mon chat adore sauter dans mon bac à douche lorsque je fais couler l’eau. »

Qui es-tu pour…

Vous avez déjà surement dû faire face à une personne qui, lors d’une conversation essaie d’utiliser des généralités ou même des statistiques pour avoir raison. Vous êtes en droit de lui poser la question sur qui il est pour pouvoir se permettre de dire ceci et d’où sortent les chiffres qu’il vient de vous donner. Cette technique est très redoutable, car d’une part elle surprendra votre interlocuteur et le déstabilisera et d’autre part il sera certainement incapable de prouver ce qu’il vient de dire. Il perdra toute crédibilité pour les personnes qui l’entoure. Même s’il essaie de défendre ses positions pour convaincre qu’il ne dit pas n’importe quoi, il ne faut pas vous démonter tant qu’il ne vous donne pas une preuve concrète de ce qu’il avance.

Par exemple : « Les pompiers sont généralement infidèles. » « Qui es-tu pour affirmer cela ? Est-ce que tu as des preuves concrètes ? Ce n’est pas parce que tu connais une dizaine de pompiers et qu’ils sont infidèles, que la majorité des pompiers l’est. Il est même possible que tu connaisses les seuls dix pompiers infidèles de toute la région, et tu en fais une généralité. Aux dernières nouvelles tu n’es ni pompier, ni expert statisticien. » Après avoir rétorqué de la sorte, votre interlocuteur n’osera probablement même plus placer un mot.

La conclusion

Il se peut que lors des prémices d’une conversation, vous vous rendez compte que votre interlocuteur vous oppose des arguments que vous ne pouvez contrer. Il vous suffit de lui poser plusieurs questions sur son argumentaire, et de finir avec une conclusion qui va dans votre sens, pour vous proclamer vainqueur. Votre interlocuteur aura le choix entre paraître lent d’esprit ou vous laisser avoir raison. 

Par exemple : « Si seulement une seule personne est consentante lors d’un rapport sexuel, alors c’est considéré comme un viol » « Pour être consentant, il faut que l’événement soit proposé par autrui, on ne peut pas consentir avec soi-même, car la définition de consentir c’est justement d’être en accord avec quelque chose ou quelqu’un. Donc, lors d’un rapport sexuel, si une seule personne est consentante, ce n’est pas un viol, car vous ne pouvez pas consentir avec vous-même vue que si vous passez à l’acte, c’est vous qui l’avez voulu, de votre plein gré. Et inversement, si c’est l’autre personne qui a voulu avoir un rapport sexuel, et que vous êtes consentant, il n’y a qu’une seule personne de consentante, donc ce n’est pas un viol. »

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