Certaines personnes pensent que les voyants peuvent les aider en lisant l’avenir ou en étant en contact avec de défunts êtres chers. Cependant, tout le monde n’a pas cette façon de penser. Pendant des années, les sceptiques ont cru que, plutôt que de lire dans le futur ou communiquer avec les morts, les médiums utilisaient la pêche aux indices pour convaincre leurs clients qu’ils savaient des choses que personne ne pouvait savoir.

Cela prend tout son sens si vous regardez les statistiques sur le langage du corps issues de la recherche. Les experts estiment que 55%, donc plus de la moitié, de notre communication est non verbale. En effet, le corps humain est capable d’émettre plus de 700.000 signaux non verbaux différents.

Le Cold Reading où La lecture à froid

Une des façons d’utiliser le langage corporel pour un médium se fait lors d’un Cold Reading. Le Cold Reading est un domaine à part entière qui permet, une fois maîtrisé, de pouvoir donner à une personne rencontrée pour la première fois, des renseignements très précis sur son passé, présent ou futur.

Si les médiums ne peuvent vraiment pas voir dans le futur, comment peuvent-ils connaître les informations racontées aux clients ?

C’est ici que le langage non verbal prend place. Le médium peut se servir de la façon dont le client est habillé, son langage corporel, sa façon de parler ainsi que son appartenance ethnique pour effectuer ses suppositions.

Par exemple, si un client vient en étant mal vêtu, le voyant peut immédiatement en déduire que cette personne a besoin d’argent et peut ainsi parler de finance et de l’avenir de son emploi.

Quels sont les autres indices physiques qu’un médium peut utiliser ?

Un médium peut chercher le langage du corps négatif, tel que les bras croisés contre la poitrine. Ce geste est un bouclier défensif, ainsi, le médium pourra dire au client qu’il est fermé sur lui-même, ce qui empêche de pouvoir faire de bonnes prédictions.
Les voyants veulent acquérir la confiance des clients afin qu’ils puissent être détendus et donc pouvoir repérer des signes, comme le fait de se toucher le cou (ce qui montre que le client est nerveux ou anxieux), se pencher en avant (ce qui montre l’intérêt du client pour les paroles du voyant), les pieds croisés (ce qui signifie souvent que la personne est détendue et à l’aise).

Réussite et échec

Certains médiums comme John Edward ont utilisés le Cold Reading à la télévision. Si vous faites bien attention, vous remarquerez qu’ils utilisent des questions générales telles que « Quelqu’un a-t-il un père nommé Jim ? » Si quelqu’un répond, il aura obtenu l’attention de cette personne qui pensera que son père tente de le contacter à travers le médium.

À partir de ce moment, le médium va faire des questions affirmatives comme « Est-ce que Jim avait les cheveux bruns ? »
Cette question a en réalité un sens caché, car la personne à qui elle a été posée prendra cette question comme une affirmation si elle est juste. Dans le cas contraire le médium n’aura qu’à simplement changer en disant « Ah non, excusez-moi, ses cheveux sont blonds » ainsi, si le médium a juste au deuxième essai, il va transformer son échec en réussite et ainsi gagner la confiance du client.

Le médium doit poser le plus de questions affirmatives possible, de cette façon le client pensera qu’il peut réellement communiquer avec les morts. Plus le médium arrive à poser des questions affirmatives justes, plus il a le droit à l’erreur.
Lorsqu’une question est vraiment ratée, le médium ignore simplement celle-ci et continu rapidement sur d’autres questions.
En effet, les médiums savent que les clients sont susceptibles d’oublier tous les ratés et de ne se souvenir que des réussites.

Un médium peut utiliser le langage corporel du client pour voir si ses paroles sont celles que le client veut entendre. S’il est positif, le médium sait qu’il peut continuer dans cette voie, alors que s’il est négatif, le médium sait qu’il doit passer à un autre sujet que le client considèrera comme plus positif.

À savoir

Le Cold Reading n’est pas seulement le fait de poser des questions affirmatives. Ce domaine est bien plus vaste et le langage corporel, même s’il en fait partie intégrante, n’a qu’un rôle mineur.

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