Depuis nos plus jeunes années, on nous apprend que mentir c’est mal, qu’il ne faut pas mentir. Cependant, comment suivre le bon exemple si dès notre plus jeune âge, nous baignons dans le mensonge ? Dès notre naissance, nous sommes entourés de fables et de contes qui, bien que magnifiques, ne sont que des constructions imaginaires. Prenons l’exemple des contes de fées, où les animaux parlent et où la magie résout tous les problèmes. Ces histoires, bien que merveilleuses, instillent en nous l’idée que le mensonge peut être acceptable s’il est présenté sous un jour positif. Mais le problème va bien au-delà des simples contes. Il s’insinue dans des aspects plus profonds de notre éducation, comme la croyance en des entités fantastiques qui n’existent pas dans la réalité. Cette dualité entre ce qu’on nous enseigne et ce qu’on nous fait croire peut créer une confusion durable, une méfiance envers les adultes qui nous entourent et une difficulté à distinguer la réalité de la fiction.
Il y a une grosse supercherie qui plane au-dessus de nos têtes lorsque l’on est enfant, ce gros mensonge remastérisé par la firme Coca-Cola en 1933 : « Le père Noël ». Cette figure emblématique, avec sa barbe blanche et son costume rouge, a été façonnée par des campagnes marketing et des traditions culturelles pour devenir une icône mondiale. Mais derrière cette image joyeuse se cache une réalité bien plus complexe. Le père Noël est un personnage qui incarne l’esprit de générosité et de partage, mais il est aussi un outil utilisé par les adultes pour manipuler les émotions des enfants. En effet, la croyance en un personnage fantastique qui apporte des cadeaux la nuit de Noël est un moyen de contrôler le comportement des enfants, de les motiver à être sages et à obéir. Cette manipulation, bien que souvent bienveillante, pose des questions éthiques sur la manière dont nous éduquons nos enfants et sur les valeurs que nous leur transmettons.
On ne sait même pas encore parler, qu’on nous ment déjà. On ne sait même pas encore marcher, qu’on nous ment déjà. L’enfance n’est qu’une blague géante orchestrée par la société ainsi que par les parents qui y contribuent dans certains cas. Dès les premiers instants de notre vie, nous sommes immergés dans un monde de mensonges bienveillants. Les parents, les enseignants et même les médias utilisent des fictions pour nous éduquer, nous divertir et nous guider. Par exemple, les histoires de princesses et de chevaliers qui sauvent la journée enseignent des leçons de courage et de persévérance, mais elles occultent aussi la complexité de la réalité. Les enfants, avec leur esprit naïf et leur imagination fertile, absorbent ces récits comme des vérités absolues. Ils croient en des entités magiques, en des héros invincibles et en des fins heureuses inévitables. Cette croyance en un monde parfait et juste peut être réconfortante, mais elle peut aussi rendre le choc de la réalité encore plus brutal lorsque l’enfant grandit et comprend que la vie n’est pas un conte de fées.
LE CROQUE-MITAINE ? LE GRAND MÉCHANT LOUP ? LE PÈRE NOËL ?
Rien de tout cela n’est réel, il n’y a pas plus de croque-mitaine que de père Noël, mais alors, pourquoi est-ce qu’on essaie de nous faire croire le contraire ? La réponse à cette question est complexe et multifacette. D’un côté, ces croyances sont des outils pédagogiques utilisés pour enseigner des leçons de vie importantes. Par exemple, le croque-mitaine est souvent utilisé pour inciter les enfants à se coucher tôt et à obéir. Le grand méchant loup, quant à lui, enseigne la méfiance et la prudence. Le père Noël, en revanche, incarne l’esprit de générosité et de partage. Mais ces croyances ont aussi un côté obscur. Elles peuvent créer des attentes irréalistes et des déceptions profondes lorsque les enfants découvrent la vérité. Par exemple, un enfant qui croit dur comme fer au père Noël peut se sentir trahi lorsqu’il découvre que ce n’est qu’une invention. Cette trahison peut ébranler sa confiance en ses parents et en la société en général.
« C’est trop mignon quand ils croient encore au père Noël et qu’ils attendent leurs cadeaux »
C’est vrai, d’un côté il y a un petit espoir qui est donné, un peu de magie dans ce monde de brutes, certes, mais tout est beau lorsque la magie existe encore. Mais qu’en est-il lorsque l’on redescend sur Terre ? Quand nos rêves se brisent ? Quand nos espoirs s’envolent ? Quand au final, on apprend que la magie n’existe pas, que le père Noël n’est autre que nos parents ? La magie de l’enfance est un phénomène fascinant. Elle permet aux enfants de voir le monde à travers des lunettes roses, de croire en des possibilités infinies et de trouver du réconfort dans des récits fantastiques. Cependant, cette magie a un prix. Lorsque les enfants grandissent et découvrent la vérité, ils peuvent ressentir un sentiment de perte et de trahison. Par exemple, un enfant qui croit au père Noël peut se sentir spécial et chéri, mais lorsqu’il découvre la vérité, il peut se sentir trompé et déçu. Cette déception peut affecter sa capacité à faire confiance aux adultes et à croire en des choses plus grandes que lui. De plus, la magie de l’enfance peut aussi créer des attentes irréalistes. Les enfants peuvent croire que la vie est juste et que les bonnes actions sont toujours récompensées. Lorsque ils découvrent que ce n’est pas toujours le cas, ils peuvent ressentir un sentiment de frustration et de désillusion.
Se heurter à la réalité, que le père Noël n’existe pas, c’est comme se heurter à un mur à pleine vitesse. Ça fait mal ! La découverte de la vérité sur le père Noël peut être un choc pour les enfants. Ils peuvent ressentir un sentiment de trahison, de confusion et de tristesse. Par exemple, un enfant peut se sentir spécial et chéri en croyant au père Noël, mais lorsqu’il découvre la vérité, il peut se sentir trompé et déçu. Cette déception peut affecter sa capacité à faire confiance aux adultes et à croire en des choses plus grandes que lui. De plus, la découverte de la vérité peut aussi créer un sentiment de perte. Les enfants peuvent ressentir qu’ils ont perdu quelque chose de précieux, quelque chose qui leur donnait de l’espoir et de la joie. Cette perte peut être difficile à surmonter et peut affecter leur bien-être émotionnel. Enfin, la découverte de la vérité peut aussi affecter la relation entre les parents et les enfants. Les enfants peuvent se sentir trahis par leurs parents et avoir du mal à leur faire confiance. Cette méfiance peut affecter la relation parent-enfant et rendre plus difficile la communication et l’éducation.
ET LES ENFANTS DANS TOUT ÇA ?

Les enfants n’ont pas besoin d’être bercés dans un monde plein d’imaginaire, Noël peut exister sans que le mensonge soit omniprésent, et la magie ne s’envole pas vraiment. Rien n’empêche d’offrir des cadeaux de Noël lorsque l’enfant apprend que le père Noël n’existe pas. Alors, pourquoi lui faire croire qu’il existe ? La question de savoir si les enfants ont besoin de croire au père Noël est un sujet de débat complexe. D’un côté, la croyance en le père Noël peut être une source de joie et de magie pour les enfants. Elle peut leur donner un sentiment de merveilleux et de possibilité. De l’autre côté, cette croyance peut aussi être une source de confusion et de déception lorsque les enfants découvrent la vérité. Il est important de se rappeler que les enfants sont des individus uniques avec leurs propres besoins et désirs. Ce qui fonctionne pour un enfant peut ne pas fonctionner pour un autre. Il est donc crucial de respecter les sentiments et les croyances de chaque enfant et de les guider avec sensibilité et compassion vers la vérité. En fin de compte, la décision de croire ou non au père Noël doit être laissée à la discrétion des parents, en tenant compte des besoins et des désirs de leur enfant.
On peut clamer que cela fait partie de l’innocence de l’enfant, et que c’est bon pour lui, ou par simple respect d’une tradition sociale si longtemps entretenue. Mais cela contribue un peu plus au fait que l’homme est vil et qu’il ne cherche qu’à tromper son entourage ! La croyance en le père Noël est souvent justifiée par le fait qu’elle fait partie de l’innocence de l’enfance. Les adultes peuvent argumenter que cette croyance est inoffensive et qu’elle apporte de la joie aux enfants. Cependant, il est important de se demander si cette joie est vraiment inoffensive. La croyance en le père Noël peut créer des attentes irréalistes et des déceptions profondes lorsque les enfants découvrent la vérité. De plus, cette croyance peut aussi être utilisée pour manipuler les enfants et les inciter à se comporter d’une certaine manière. Par exemple, les parents peuvent menacer de ne pas appeler le père Noël si leurs enfants ne sont pas sages. Cette manipulation peut avoir des effets négatifs sur le développement émotionnel des enfants et leur relation avec leurs parents. Enfin, la croyance en le père Noël peut aussi être vue comme une forme de tromperie. Les adultes savent que le père Noël n’existe pas, mais ils continuent de faire croire aux enfants qu’il existe. Cette tromperie peut éroder la confiance des enfants en leurs parents et en la société en général.
Sur ces bonnes paroles, je vous laisse réfléchir à la signification de Noël.
Profitez bien du petit clip vidéo. https://www.youtube.com/embed/k1WQ-srZX8k


